Triploïdes : la réponse de l’IFREMER

Réponse de l’IFREMER à la question :les triploïdes peuvent-elles faire des petits ?

Les huîtres triploïdes sont dites stériles car elles ne se reproduisent
pas dans le milieu naturel. Cette stérilité est liée à une garniture
chromosomique non équilibrée des gamètes.
Cependant, les huîtres triploïdes peuvent parfois produire des produits
génitaux (spermatozoïdes et ovocytes) mais en moins grande quantité que
les diploïdes (ce qui leur confère un avantage commercial en période
estivale).
Dans des installations de recherche et dans des conditions
particulières, il est possible de faire pondre le peu de gamètes que les
triploïdes produisent. Il s’en suit un contrôle sévère des rejets de ces
installations.
D’autre part, pour vérifier l’absence de reproduction de ces polyploïdes
dans le milieu naturel, un « réseau biovigilance » a été mis en place. Il
vise, tous les ans, à rechercher dans le naissain de captage, des sites
conchylicoles « naisseurs », des animaux qui seraient suspectés d’avoir eu
des parents triploïdes. Depuis 8 ans, aucun animal de ce type n’a été
détecté.

Il restera à vérifier si ces éléments sont à mettre en rapport avec les désordres constatés dans les naissains depuis quelques années (J.C.R.)

Les triploïdes – huîtres stériles – font des petits

Cela semble incroyable, mais des huîtres réputées stériles, les fameuses triploïdes, se seraient reproduites récemment. Est-ce la blague de l’été ? La source est des plus fiables, mais aucune vérification, pour le moment, n’a été possible. L’information doit donc être accueillie avec les plus expresses réserves. L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) est silencieux. Rappelons que ce sont les chercheurs de cet organisme public qui ont réussi, en 1997, à isoler des chromosomes normalement expulsés lors de la fécondation des huîtres. Les larves tétraploïdes (à 4 jeux de chromosomes), croisées à des diploïdes normales (qui ne possèdent que 2 jeux) ont donné naissance à une nouvelle variété à 3 jeux de chromosomes : la triploïde stérile, incapable de se reproduire. Elle ne connaît pas l’état laiteux des huîtres en été. Ses avantages ont été jugés multiples : consommation toute l’année sous le nom poétique d’huître des quatre saisons, temps de croissance supérieur d’environ 40%, ce qui entraîne un raccourcissement  de l’affinage, donc un moindre coût et, de ce fait, une bien meilleure rentabilité.  Une huître sur deux, aujourd’hui serait une triploïde. Seule ombre au tableau, la manipulation permettant la production de cette huître stérile ne peut être réalisée qu’en laboratoire, sous peine de voir des tétraploïdes lâchées dans la nature. Ce qui pourrait entraîner la disparition des diploïdes estiment certains experts. Mais personne n’avait imaginé qu’une adaptation génétique, si c’est le cas, puisse à ce point et aussi vite rendre à l’huître sa sexualité naturelle. A moins que là aussi, le réchauffement climatique….  

Chirac aime les cocktails

Président, on le croyait amateur de bière Corona; mais non, redevenu simple citoyen, Jacques Chirac adore la Pina colada ( rhum blanc, rhum brun, jus d’ananas et lait de coco) et le rhum arrangé à l’ananas (rhum blanc, jus d’ananas et gousses de vanille) qu’il vient déguster de temps à autre à la Rhumerie sur le boulevard Saint Germain.

Un nouveau critique gastronomique au New York Times

Sam Stifton, 43 ans, jusque là rédacteur en chef des pages culturelles, remplace Frank Bruni à la tête de la rubrique gastronomique du New York Times. Il s’était exercé déjà à la critique gastronomique dans les pages dominicales du quotidien new-yorkais. Frank Bruni, son prédécesseur, avait la dent dure, qualifiant la cuisine de Benoit, brasserie créée par Alain Ducasse l’an passé, de : « French cuisine endormie.» Moins dure toutefois que celle de son collègue Arthur Lubow qui, en 2003, avait annoncé le décès de la cuisine française dans un brûlot publié par le New York Times le 10 août (et non en 2001 comme l’a écrit récemment notre confrère F-R. Gaudry dans l’Express), soit quelques mois après le refus de la France de s’engager dans la guerre d’Irak (mars 2003). Ce papier : « How Spain became the new France ! » qui a fait grand bruit, saluait la révolution culinaire orchestrée par Ferran Adria en Espagne, dirigée à l’époque par un fidèle allié de la Maison Blanche, José-Maria Aznar. Arthur Lubow n’avait jamais écrit sur la cuisine. Il n’a jamais rien publié depuis sur ces questions, ni dans le New York Times, ni ailleurs. Allez savoir pourquoi ? Le mystère reste entier.