Gastronomie chinoise au Zen Garden & au Lys d’Or

Normal
0
21

MicrosoftInternetExplorer4

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Tableau Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin:0cm;
mso-para-margin-bottom:.0001pt;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:10.0pt;
font-family: »Times New Roman »;}

Dans l’immensité chinoise, depuis la plus haute Antiquité le bien manger est une valeur positive conforme à l’ordre universel. La cuisine chinoise s’inscrit dans la théorie des cinq éléments qui règlent les énergies vitales. En effet, aux quatre saveurs qui constituent une convention partagée en Occident, les Chinois en ajoutent une cinquième l’insipide, le fade, car, selon Lao-Tseu, le Sage « savoure la non-saveur » Ce chiffre s’applique aussi, par convention, aux principales écoles culinaires de la Chine où l’on distingue la cuisine cantonaise, la cuisine pékinoise, la cuisine du Sichuan, celle de Fujian et celle du Hunan.

 La cuisine cantonaise est la mieux connue des Européens. Cette région méridionale produit des fruits et des légumes en abondance qui, outre le riz, accompagnent  le porc ainsi que les coquillages, les poissons et les crustacés, cuits à la vapeur, en friture ou au wok, relevés de sauce pimentée, de vinaigre ou de gingembre. Le Cantonnais consomme des produits frais et raffole des saveurs contrastées comme l’aigre-doux,  ou bien des oppositions fruit / viande ou bien viande / poisson. Canton a aussi inventé le populaire chop suey, ce qui signifie « restes sautés aux germes de soja. »

 La cuisine pékinoise accorde au riz une place de choix ainsi qu’au blé, employé dans la confection de galettes non levées, de nouilles et de petits pâtés. Les influences de la Mandchourie et surtout de la Mongolie s’exercent dans la cuisine pékinoise avec les diverses variétés de chou (parfois en saumure, comme la choucroute), les navets, la patate douce et aussi, le mouton et l’agneau. Le canard à la pékinoise est en réalité d’origine mongole. L’un des ustensiles habituels de la cuisine de cette région est un pot à feu semblable à celui de Gengis Khan, soit un brasero surmonté d’une marmite traversée au centre par une cheminée de chauffage. Cet instrument est employé pour la cuisson du pot-au-feu aux dix variétés (shih cain), du poulet, du canard, des boulettes de poisson.

 La cuisine du Sichuan, région du sud-ouest de la Chine éloignée de la mer, est relevée et fortement épicée. Friture, cuisson à la vapeur ou à l’étouffée sont les techniques de cuisson les plus courantes appliquées aux légumes conservés par le fumage, la dessiccation ou la salaison. La cuisine du Hunan est proche de celle du Sichuan, dont elle se distingue par une attention portée à la couleur des plats. Le piquant et l’aigre sont en vedette dans des préparations puissantes et colorées. Au Fujian, région côtière montagneuse du sud ouest de la Chine, face à Taïwan, on prépare une cuisine savoureuse et colorée, à base d’anguille, de coquillage et de seiche. C’est aussi une région réputée pour ses soupes, légères et parfumées, et le concombre de mer (holothurie), l’une des quatre mets insipides avec le nid d’hirondelle, l’aileron de requin et l’ormeau (abalone).

 Au Zen Garden, M. Shi Ming Chen a composé une évocation de la cuisine chinoise qui emprunte à différentes traditions culinaires (Menu : 31 €). S’agit d’une fusion entre les cuisines des différentes régions de l’immensité chinoise ? « Il y a moins de 10% de fusion » précise M. Chen, dans une cuisine qui reste attachée aux grands principes de l’art culinaire chinois, fondés, il faut le rappeler, il y a 3 000 ans à l’époque de Yin-Zhou. Au Lys d’Or, l’épouse de Shi Ming Chen propose également une initiation à quatre cuisines régionales de Chine (Sichuan – Shanghai – Canton – Pékin) au prix de 29, 50 € ainsi qu’un Menu des amoureux (65 € pour 2 personnes) destiné (sic) à « favoriser la réussite de votre passion amoureuse. » A ceux dont la passion est un heureux souvenir, le décor du luxuriant jardin intérieur avec rivières et fontaines leur permettra d’en raviver le souvenir. 

ZEN GARDEN. 15, rue Marbeuf. 75008 – Paris. Tél. : 01 53 23 82 82 (ouvert tous les jours)

Le LYS d’OR. 2, rue Chaligny.75012 – Paris. Tél. : 01 44 68 98 88 (ouvert tous les jours)

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s