La Pizzetta Piu Grande, rue Caulaincourt (18è)

 

L’incroyable multiplication des pizzerias, phénomène national des années 1980,  pouvait laisser croire que la messe était dite. Depuis, la pizza a envahi les rues, motorisée, livrée en toute hâte par quelque Ciacco virevoltant entre les voitures pour rassasier, à la mi-temps, les supporteurs de l’équipe locale rivés devant les écrans de télévision. « Nous sommes dans une société où les pizzas arrivent plus vite que la police » constatait déjà Claude Chabrol. La Pizzetta Piu Grande, dirigée par Willy Auger – cousine de la Pizzetta de l’avenue Trudaine créée par Luca Benasciutti – est la dernière née de la famille des pizzerias branchées. Tout ici est dans l’accueil, courtois et efficace, et l’improvisation méthodique, cet heureux sentiment que l’on éprouve, à la table italienne, d’être affrontés aux bons petits diables de Dante. On y trouve une douzaine de « pizze » toutes cuites au four électrique. La première est la margherita – tomate, mozzarelle, basilic – c’est la pizza aux couleurs du drapeau italien, anoblie en 1889 par la Reine Marguerite (1851 – 1926) qui en raffolait. (Prix entre 11 € et 16, 50 €). A la farine complète, elles sont un peu plus chères. Sur la carte du jour, entrées classiques : délicieux légumes grillés, jambon San Daniele, mozzarella di bufala et bruschetta. Les pâtes, tagliolini, linguine, pennette, ravioli, trofie, fettucine, rigatoni, se disputent l’excellence, préparées respectivement, aux gambas, aux palourdes, à la tomate et aux anchois, au saumon et courgettes, au pistou, au safran et jambon, à la bolognaise. (Prix entre 14, 50 € et 18 €). Sèches, aux œufs ou fraîches, les pâtes représentent l’effort de l’imagination italienne pour anoblir l’aliment de base qu’est la farine. Les Italiens, pour leur bonheur et le nôtre, ont trouvé mille combinaisons de pâtes et de sauce qu’ils nous font partager. Traditionnellement, en Italie, après les pâtes vient le « secondi ». Ici le choix est restreint aux appétits parisiens : saltimbocca alla romana (escalopine de veau), calamars, thon, bœuf. Quelques desserts (panna cotta, tiramisu, glaces et sorbets) et une petite cave – à prix modérés – de vins de la Péninsule. Le soir, atmosphère survoltée, à l’italienne, musique d’ambiance et belle jeunesse. C’est ce que l’on attend d’une table italienne à Paris. Au déjeuner, en revanche, c’est beaucoup plus calme car les habitués sont les habitants du quartier.

Au déjeuner, formule : 17 €. A la carte, compter entre 25 € et 45 €.

La Pizzetta Piu Grande. 62, rue Caulaincourt.75018 – Paris. Tél. : 01-46-06-29-83. Ouvert tous les jours.

 

2 commentaires sur “La Pizzetta Piu Grande, rue Caulaincourt (18è)

  1. Les Italiens, pour leur bonheur et le nôtre, ont trouvé mille combinaisons de pâtes et de sauce qu’ils nous font partager. Traditionnellement, en Italie, après les pâtes vient le « secondi ». Ici le choix est restreint aux appétits parisiens : saltimbocca alla romana (escalopine de veau), calamars, thon, bœuf. Quelques desserts (panna cotta, tiramisu, glaces et sorbets) et une petite cave – à prix modérés – de vins de la Péninsule. Le soir, atmosphère survoltée, à l’italienne, musique d’ambiance et belle jeunesse.

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